."Qu'est ce qu'elle a de plus que moi?"
Les seins parfumés à la bière!!!
D'abord, avant toute autre région de l'anatomie, c'est entre les deux oreilles que ça se passe. Il s'agit plus particulièrement du système limbique du cerveau, qui est en quelque sorte le siège social de nos plaisirs.
Sous le coup d'une rencontre plaisante, ce réseau de neurones situé entre le lobe frontal et le tronc cérébral se met à produire des endorphines, des substances aux effets euphorisants qui rendent les amoureux potentiels gaga de bonheur.
Parmi ces endorphines, notons la phénylétilamine (ou PEA) qui, un peu comme des amphétamines, réduit l'appétit et les besoins en sommeil. Bref, un état physique bien connu des amoureux.
Les effets euphorisants de ce cocktail chimique sont bien entendu plutôt plaisants et plusieurs chercheurs les associent à un "high" de toxicomane lié à une dépendance.
Cet effet spectaculaire est déclenché notamment par un échange de molécules avec le partenaire potentiel, échange qui précède tous les autres. Nous émettons en effet tous des hormones sexuelles (les phéromones) qui passent en grande partie par le nez.
Mais au bout d'un certain temps, le cerveau s'habitue aux décharges répétées d'endorphines. Ce n'est alors qu'une question de temps, les amours les plus fous deviennent doucement plus sages.
Celui qu'on appelait trois fois par jour rien que pour entendre sa voix, nous tape sur les nerfs s'il passe deux jours consécutifs à la maison.
Par contre, s'il y a rupture dans la période la plus forte de dépendance, il y a un sevrage brutal qui peut causer une douleur physique véritable, un peu comme le sevrage d'un toxicomane.
L'amour n'est peut-être éternel que lorsqu'il est contrarié.
A quand une pilule pour guérir le chagrin d'amour ? Ou mieux encore, une pilule pour rester en amour ?